Blog GlobalSign

29 août 2018

Toujours sur Facebook ? Faites attention !

Quand on pense réseaux sociaux, Facebook est généralement le premier site qui vient en tête. La popularité croissante des plateformes numériques suggère qu’elles semblent nous offrir quelque chose qui nous a toujours manqué, même si nous sommes devenus un peu trop accros ou nos vies sociales sont fortement impactées par ces pratiques inhumaines. En un seul clic, vous pouvez suivre les aventures de votre meilleur ami en Amérique du Sud, savoir ce que votre cousine portait au jour de l’an et voir ce que font vos autres 542 amis, connaissances et membres de la famille au quotidien.

En tant qu’utilisateur fervent de Facebook et membre d’une communauté de plus de deux milliards d’utilisateurs par mois, je n’ai pratiquement pas de vie si je ne m’y connecte pas. Je considère d’ailleurs Facebook davantage comme une plateforme sur laquelle je peux dire haut et fort ce que je pense plutôt que comme un phénomène communautaire. Elle fait pratiquement partie de mon ADN. Que ce soit mes amis, les publications que j’aime ou que je n’aime pas, mes coordonnées, ma situation amoureuse, mon adresse, les endroits que j’ai visités, et tout ce qui me différentie des autres êtres humains, vous trouverez tout cela sur mon profil Facebook. Lire mon profil, c’est comme rentrer dans ma chambre : on y trouve tout ce qui est nécessaire pour savoir qui je suis. Les réseaux sociaux nous connectent au reste du monde en quelques secondes à peine, mais, malheureusement, ils constituent pour les étrangers une porte ouverte à l’invasion de notre vie privée.

Quelles seraient les conséquences si un développeur d’une application Facebook décidait de partager vos données avec une entreprise d’exploitation de données, simplement pour satisfaire des revendications politiques sans fondement ? Et cela, en ignorant complètement les filtres de confidentialité que vous avez activés sur votre compte. Je fais bien entendu référence au dernier scandale qui a touché Facebook. Voyons un peu ensemble ce qu’il s’est passé.

A moins d’avoir vécu dans une grotte ces derniers mois, Facebook a récemment avoué que des données d’utilisateurs avaient été divulguées par une application. Celle-ci les revendait ensuite à la société britannique Cambridge Analytica, qui, elle-même, les utilisait pour permettre à des politiciens de cibler des électeurs à l’aide de messages personnalisés selon les données obtenues. En réponse à ce scandale, des militants pour la confidentialité des données exigent de Facebook et d’autres réseaux sociaux qu’ils renforcent leur politique de confidentialité, manipulent les données de leurs utilisateurs de façon plus responsable et restreignent l’accès illicite à ces données.

Savez-vous ce que fait Cambridge Analytica et pourquoi Facebook s’est mis dans le pétrin ?

Non ? Alors, laissez-moi vous expliquer…

Les problèmes de Facebook ont commencé en 2015, lorsque la firme a appris qu’un développeur d’applications du nom d’Aleksandr Kogan avait enfreint les politiques de la plateforme. L’application « This is your digital life » demandait et recueillait des données utilisateur sous couvert de les utiliser pour la recherche psychologique. En réalité, les données étaient ensuite transmises à Cambridge Analytica, une société britannique qui aide les politiciens à cibler les électeurs avec des messages personnalisés. C’est en transmettant ces informations à un tiers que l’application a enfreint les politiques de Facebook.

On estime que 270 000 utilisateurs de Facebook ont téléchargé cette application, permettant ainsi à Kogan d’accéder à leurs données, y compris leur adresse et les publications qu’ils ont aimées. Pire encore, l’application pouvait également accéder aux données des amis de ses utilisateurs, portant le nombre total d’utilisateurs affectés à près de 50 millions.

Comment Facebook a réagi

Lorsque l’entreprise a pris connaissance de la situation en 2015, elle a supprimé l’application de sa plateforme et exigé que toutes les données affiliées soient détruites. Mark Zuckerberg a défendu Facebook en affirmant que les données avaient été recueillies avec le consentement des utilisateurs à travers une application tierce. Kogan avait en effet demandé l’accès directement aux utilisateurs qui avaient tous donné leur accord.

Je pense que la position de Facebook tient la route et qu’il s’agit ici plutôt d’une brèche de confiance que de sécurité. Facebook a également engagé des vérificateurs judiciaires indépendants pour enquêter sur l’affaire et s’est aperçu que le nombre maximal de comptes affectés dépassait les 87 millions, un nombre bien supérieur à ce qui avait été estimé. A la suite de cette histoire, Facebook a exclu Cambridge Analytica/SCL (la société mère) et Kogan.

Facebook a présenté ses excuses et pris des mesures pour s’assurer que les données concernées seraient effacées. Malgré cela, elle est toujours la cible de réactions hostiles, notamment de la part de politiciens qui encouragent Facebook à modifier sa politique de protection des données d’utilisateurs.

Je comprends bien que certaines applications aient besoin d’accéder aux données des utilisateurs pour les partager avec des annonceurs ou d’autres développeurs dans un but particulier. Je pense cependant que Facebook devrait également mettre en place une politique transparente de partage des données avec les développeurs d’applications tierces qui utilisent sa plateforme. En tant qu’utilisateur Facebook, je veux pouvoir lui faire confiance en ce qui concerne la sécurité et la confidentialité de mes données en toutes circonstances.

Je me demande également comment une telle bourde a pu se produire : un nombre considérable de données a pu être partagé de façon inappropriée par cette application. Il convient de s’interroger sur ce que Facebook peut faire pour s’assurer que ce genre d’incidents n’arrive plus à l’avenir.

Facebook n’a pas été chanceux. En effet, cet incident s’est produit alors que la plupart de nos données sont disponibles sur tous les réseaux sociaux ; mon train de vie, ma date de naissance, mes photos, les publications que j’aime et que je n’aime pas et même mes tendances politiques, toutes ces informations sont disponibles dans le cyberespace, quelle que soit la façon dont j’utilise Facebook. Malgré tout, le scandale Facebook va avoir un impact définitif sur la façon dont la confidentialité des données est gérée par les réseaux sociaux.

Les réglementations de Facebook

Facebook a déjà mis en place des politiques transparentes qui obligent les développeurs indépendants à publier leur propre politique pour expliquer comment ils utilisent et collectent les données. La règle de base oblige les développeurs à obtenir le consentement des utilisateurs avant de pouvoir accéder aux informations.

Cependant, les malversations de Cambridge Analytica prouvent que n’importe quel développeur d’applications, tel que Kogan, peut facilement tromper les utilisateurs en cachant ses intentions réelles quant à l’utilisation des données recueillies. De ce fait, des utilisateurs aux quatre coins du monde doutent désormais de la validité des politiques de protection de données de Facebook. L’entreprise doit vraiment chercher à comprendre comment les données seront utilisées même s’il est pratiquement impossible de suivre ces données à la trace.

La politique de confidentialité de Facebook pose un autre problème : le partage automatique des données des utilisateurs avec toutes les applications qu’ils utilisent. Ce problème peut être résolu en choisissant manuellement les données que vous souhaitez partager ou non dans les paramètres de le l’application. A la suite du scandale Cambridge Analytica, Facebook a créé divers guides utilisateurs, y compris un guide qui vous indique si vos données ont été partagées avec Cambridge Analytica et un autre qui explique les mesures prises par Facebook pour minimiser les utilisations abusives de sa plateforme.

Et maintenant, que faire ? Devrions-nous supprimer nos comptes Facebook ?

Avant de prendre des mesures radicales, il est important de jeter un œil aux autres statistiques sur la sécurité de Facebook. L’incident le plus récent n’est pas le premier et ne sera probablement pas le dernier à nous faire réfléchir sur la sécurité et la confidentialité de nos données sur la plateforme.

  • Près de 30 % des arnaques sur Facebook entrent dans la catégorie « rencontres ».
  • Les arnaques sur Facebook augmentent de 47 % chaque année.
  • 160 000 pages Facebook sont piratées chaque jour.

Je ne sais toujours pas si je devrais répondre « oui » ou « non » à la question « devrions-nous supprimer nos comptes Facebook ? ». Tout dépend vraiment de ce qui est important pour vous : la sécurité et la confidentialité de vos données, l’anonymat dans un monde toujours plus connecté ou une vie sociale active ?

Si vous faites partie de ceux pour qui la confidentialité des informations est des plus primordiales, alors vous voudrez peut-être supprimer votre compte Facebook car l’idée d’une confidentialité et d’une sécurité garantie à 100 % sur cette plateforme n’est simplement pas réaliste. Vos informations sont toujours accessibles aux développeurs avec lesquels vous êtes connectés.

Je pense que la plupart d’entre nous souhaite rester connecté (comment ferions-nous, sinon, pour savoir ce que deviennent nos amis d’enfance ou les membres éloignés de notre famille ?), dans quel cas, je vous conseille d’être prudent lorsque vous êtes invités à autoriser les applications indépendantes à accéder à vos données et d’être conscient du type d’informations que vous partagez. Pour être honnête, nous sommes tous coupables d’autoriser les applications à accéder à ce qu’elles demandent sans même lire en détail ce à quoi nous donnons notre accord.

Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que vous n’avez pas besoin de supprimer votre compte Facebook à cause de ces événements. Mais si vous souhaitez continuer à utiliser activement la plateforme, faites attention lorsque vous choisissez les applications auxquelles vous vous connectez et vérifiez le type d’informations qu’elles vous demandent.

A propos de l’auteur

Junaid Hussain est un amateur de technologies qui pense vraiment qu’elles rendent notre monde moderne plus intelligent. C’est un accro du travail qui ne se satisfait que de ce qu’il y a de mieux. Junaid travaille pour ReviewsDir avec qui il cherche à développer une communauté solide d’amateur de technologies. Ses passions ? Travail-travail-travail-et-fête et traîner avec ses amis.

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Note : ce billet de blog a été écrit par un rédacteur externe afin de varier les contenus proposés à nos lecteurs. Les opinions exprimées par l’auteur de cet article sont exclusivement les siennes et ne reflètent pas nécessairement les opinions de GlobalSign.

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